Colloque L’art public : nouveaux territoires, nouveaux enjeux
Vendredi 19 septembre 2014, de 9 h à 20 h 30

Université du Québec à Montréal (UQAM)
Salle Marie-Gérin-Lajoie, local J-M400
405, rue Sainte-Catherine Est
Métro Berri-UQAM

Le colloque est bilingue. Une traduction simultanée en français et en anglais est disponible.

8 h 30

Accueil

9 h

Mot de bienvenue de Louise Poissant
Doyenne
Faculté des arts de l'UQAM

Mot de bienvenue de Francyne Lord
Chef de section
Bureau d’art public de la Ville de Montréal

9 h 15

David Moinard

Responsable de la programmation artistique
Projet Estuaire, Nantes

  • Estuaire Nantes <> Saint-Nazaire est un projet qui s’est développé en trois éditions en 2007, 2009 et 2012, aboutissant à la création d’une collection permanente de 29 œuvres d’art contemporain à ciel ouvert. Conçue par Jean Blaise, alors directeur du lieu unique, la manifestation s’est développée le long de la Loire, sur les 60 km séparant les deux villes. Estuaire a fait appel à de nombreux artistes de renommée internationale qui ont tous créé des œuvres in situ. Projet artistique à forte dimension territoriale, Estuaire a rencontré un large succès public, a fortement contribué à l’image culturelle de la métropole Nantes Saint-Nazaire, générant des retombées économiques et touristiques importantes. Ainsi, Estuaire s’est vite imposé sur la scène internationale pour son caractère novateur aussi bien dans le domaine de la création artistique contemporaine que dans celui de l’aménagement du territoire. David Moinard témoignera des aspects artistiques et techniques dans la mise en œuvre de cette manifestation. English. Voir la vidéo.
Modérateur

Laurent Vernet

Commissaire
Bureau d’art public de la Ville de Montréal
 
10 h 15

Patrice Loubier

Professeur
Département d’histoire de l’art, UQAM, Montréal

  • De nouvelles pratiques, on le sait, ont contribué dans les dernières décennies à transformer profondément la compréhension que nous avons de l’art public. Or, ces pratiques, qu’on les qualifie d’in situ, d’interventionnistes, d’infiltrantes ou de participatives, ne sont pas le fait des seuls artistes, elles émanent aussi d’acteurs et de secteurs d’activité fort divers (citoyens, activistes, créateurs amateurs ou indépendants, street artists, etc.). Pour rendre compte des « nouveaux enjeux » qui se développent aujourd’hui en art public, il faut donc élargir notre perspective en examinant aussi bien les manifestations de cette créativité élargie et diffuse que sont par exemple le shopdropping, le tricot-graffiti, le passe-livres ou l’embellissement urbain clandestin que les productions diffusées au titre même de l’art (soit dans le cadre de l’exposition ou de la commande). C’est à cet exercice que se livrera la présente conférence, en mettant notamment l’accent sur la dimension furtive commune de divers projets d’intervention artistiques et de ces activités, afin de montrer comment des affinités procédurales significatives lient ces pratiques par-delà les frontières institutionnelles qui les séparent. English. Voir la vidéo.
Modérateur

Stéphane Bertrand

Architecte paysagiste
Commissaire indépendant
 
11 h 15

Pause-café

11 h 30

DooEun Choi

Commissaire indépendante
Corée du Sud

  • Notre présentation traitera de la relation entre les impératifs économiques, la lumière, l’art et les visions d’avenir de la vie urbaine. L’histoire comporte à différentes époques plusieurs exemples d’environnements urbains forgés par la volonté de démontrer le progrès, l’urbanisation et la prospérité par l’utilisation des technologies de l’énergie et de la lumière. Ces architectures illuminées représentaient aussi une vision d’avenir. Si l’ère industrielle était caractérisée par l’électricité et les machines, la société de l’information est caractérisée par la pénétration des médias dans nos vies. Notre communication présentera quelques exemples de la manière dont différentes villes continuent d’utiliser la lumière et la projection pour accroître leur attrait et proposer une vision d’avenir de la vie urbaine et de l’économie à travers l’architecture et la pratique artistique. English. Voir la vidéo.
Modérateur

Jean Dubois

Vice-doyen à la recherche et à la création
Faculté des arts de l’UQAM
 
12 h 30

Pause

14 h 00

Adrian Blackwell

Professeur assistant
École d’architecture, Université de Waterloo, Waterloo

  • Quand on s’engage dans l’étude de l’espace public, on découvre qu’il réfère à nombre de choses très différentes. Les contradictions abondent dans les réflexions sur les espaces publics, à tel point que nous pourrions les considérer comme constitutivement paradoxaux. Bien qu’il soit un concept capitaliste, l’espace public est toujours construit comme un paradoxe à l’intérieur de l’espace physique lui-même. Ce n’est pas que l’espace public soit aujourd’hui contradictoire; l’espace public est la construction d’un concept qui jette un éclairage sur une contradiction. Cette communication examinera les manières par lesquelles l’art contemporain provoque l’espace public à travers six paradoxes spatiaux fondamentaux : affinités et désaccord, représentation et présentation, personnes et choses, matérialité et immatérialité, espace privé et espace public, ville et urbanisation. En considérant l’espace public en termes de ses polarités intrinsèques, un champ de réflexion s’ouvre entre des positions contradictoires, fournissant un espace conceptuel pour la discussion et la controverse. English. Voir la vidéo.
Modératrice

Annie Gérin

Directrice
Département d’histoire de l’art de l’UQAM
 
15 h

Pause-café

15 h 15

Table ronde « Art public et interdisciplinarité : questions de perméabilité »

Dans le cadre du colloque L’art public : nouveaux territoires, nouveaux enjeux, cette table ronde s’intéresse particulièrement à la manière dont l’art public fait nécessairement appel à diverses disciplines et collaborations dans sa mise en œuvre; et cherche à définir comment les artistes en art public croisent l’art, l’architecture et le paysage, proposant des façons différentes d’interpeler les passants et de transformer la ville et ses espaces, qu’ils soient publics, semi-publics ou privés. Voir la vidéo.

 

Animation

Johanne Sloan

Professeure associée
Département d'histoire de l'art, Université Concordia, Montréal

 

Claude Cormier

Architecte paysagiste
Claude Cormier + Associés, Montréal
  • Par le biais de quelques exemples récents à Montréal et à Toronto, cette présentation tentera de démontrer l’importance, pour les administrations, de bien définir leur commande et, pour l'artiste, de faire preuve de détermination. Elle s'intéressera à la manière par laquelle le créateur adapte chacun de ses projets aux multiples règles, normes et lois régissant l’espace public. En d'autres termes, elle posera la question à savoir si la réalité politique et administrative réduit l’ampleur et la force des œuvres. English

 

Michel Goulet

Artiste
Montréal
  • L'art public est, en général, un art qui s'impose au lieu et à la personne. Il est né du monument et a tendance à faire du sur place et à se laisser admirer. Très tôt, j'ai voulu faire en sorte que ma relation soit différente et même contraire à ce qu'on attend de la superposition d'un objet même prodigieux au lieu. J'ai voulu que l'œuvre aille à la rencontre de ceux et celles qui s'approchent et se pose tout naturellement comme un moment de découverte. J'ai voulu en faire un lieu de rencontre, d'échange et de partage. Ce n'est plus de la sculpture, de l'installation ni de l'art mural, mais un indice qui redéfinit les espaces urbains comme lieux de plaisirs, de sensations, d'émotions et de réflexions. English

 

Paula Meijerink

Directrice
École d’architecture de paysage, Université de Montréal, Montréal
  • Résumé de communication à venir…

 

Céline Poisson

Professeure
École de Design, UQAM, Montréal
  • Ma présentation cherchera, à partir d’exemples de projets étudiants, à définir ce qu’on entend par design d’événements, une pratique essentiellement publique qui fait appel à diverses disciplines – le design d’espace, le design graphique, l’architecture, l’architecture de paysage, les arts visuels et médiatiques, la scénographie, les disciplines des communications, etc. En quoi les dispositifs événementiels, occupant l’espace public de manière temporaire, proposent-ils de nouveaux jeux et de nouvelles règles? S’agit-il réellement de nouvelles règles? En quoi revisitent-elles la distinction entre spectateurs et acteur? Dans la mesure où le dispositif propose une forme d’interaction et où le spectateur devient un complément au projet, comment faire en sorte que celui-ci ne s’y sente pas assujetti, obligé à participer? Comment ces projets arrivent-ils à susciter l’attention des citoyens et à produire de petites communautés éphémères? English

 

Jean-Dominique Secondi

Directeur associé
Agence Arter, Paris
  • L’agglomération du Grand Lyon a initié en 2010 un programme de requalification des Rives de la Saône en privilégiant une démarche s’appuyant sur le génie et l’expérience du lieu. Ce programme d’aménagement paysager et d’art public s’étend sur 50 kilomètres et vise à rendre la Saône aux habitants. En septembre 2013, 15 premiers kilomètres ont été inaugurés.

    Le projet « River Movie », mis en œuvre par ARTER et Jérôme Sans, s’appuie sur des collaborations entre des artistes, des architectes, des paysagistes et différents experts (historiens, botanistes, sportifs, etc.) qui révèlent les multiples facettes de la Saône afin que chacun la vive à son rythme, au gré de ses envies, de ses cultures et de ses sensibilités. Tout au long du parcours, les œuvres de 13 artistes peuvent bien sûr être contemplées, mais aussi être expérimentées : elles mobilisent les sens, poussent à la contemplation, invitent au jeu... English

 
17 h

Mot de clôture de Manon Gauthier
Membre du comité exécutif de la Ville de Montréal

Responsable de la culture, du patrimoine, du design, d'Espace pour la vie, du statut de la femme et du Bureau de la mode

17 h 15

Cocktail et lancement d'ouvrage :

Will Straw, Annie Gérin et Anouk Bélanger [dir.], Formes urbaines : circulation, stockage et transmission de l’expression culturelle à Montréal, Montréal, Les éditions esse, 2014. En savoir plus.

19 h

Kirsten Dunne

Chargée de projet sénior en stratégie culturelle
Greater London Authority, Londres

  • Depuis 1999, le socle situé au nord-ouest de Trafalgar Square à Londres (connu sous le nom de Fourth Plinth) a accueilli des sculptures de quelques-uns des artistes les plus reconnus internationalement. Désigné comme le « plus petit mais plus important parc de sculpture au monde », le Fourth Plinth fournit une plateforme dynamique pour les artistes et le public, stimulant la discussion sur le rôle et la nature éphémère de l’art contemporain dans l’espace public. Cette communication retracera le développement du Fourth Plinth Programme depuis sa mise en place jusqu’à son statut actuel de commission artistique de renommée mondiale, en s’attardant à quelques-unes de ses grandes réalisations, embûches et controverses publiques tout au long de son parcours. English. Voir la vidéo.